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01. Pourquoi
02. La Chair Et Le Sang
03. A La Droite De Dieu
04. Le Mâle
05. Des Hommes Bons
06. Autopsie
07. Dévore



01. Pourquoi

Pourquoi ?
Regarde ce que tu m'as fais !
Pourquoi ?
Regarde ce que tu m'as fais !

Je n'arrive plus à me souvenir.
Mes yeux aveugles, ma bouche vomit.
Tu bouffes ma haine, mon corps qui pourrit.
Je ne trouve plus ma place dans son plaisir.
Il m'a pompée les restes d'innocence.
La mauvaise herbe semée dans son ventre...
Je n'ai ni remords ni regret.
Je n'éprouve plus rien pour personne.

Pourquoi ?
Regarde ce que tu m'as fais !
Pourquoi ?
Regarde ce que tu m'as fais !

Le regard vide et le cur blanc.
Je me voue, tu vois, mais fait semblant.
J'ai appris à rester sèche et seule.
La main absente a volé l'émotion.
Je n'arrive plus à avoir de dévotion, ni la putain de célèbre affection.
Et quand j'obtiens tout c'que je veux, j'n'en veux plus, me lasse, et le détruis.

Pourquoi ?
Regarde ce que tu m'as fais !
Pourquoi ?
Regarde ce que tu m'as fais !

Tu vois, c'est plus fort que moi, mais toi, tu n'y échapperas pas.
La vie, comme tu la vois, est, chaque jour, différente pour moi.
Tu aimes autrui et tu partages...
Je crois que moi je ne connais pas.
Viens et approche-toi de moi !
Sens l'enfer grandir en moi.

La salope prend tout, elle aime, elle utilise.

Chienne, pourquoi...?

Tout ce qu'elle commence, elle ne le finira jamais.


02. La Chair Et Le Sang

Berce-la !

Dans son ventre, petite fille, petite pute.
Il est entré, visage obscur, mâle impur.
Plus près de toi, laisse pénétrer ses doigts.

Elle est sale.
Elle a mal.
Fenêtres et portes sont fermées, il est entré.

Aime-le !
Famille sacrée, fermée.
Comme une messe, rituel régulier, chaque soir la porte s'ouvre.

Maman ! elle avait pourtant fait son lit.
Maman ! Ses draps, son lit sont souillés.

Maman... !

Donne-toi à lui ses remords sont des frasques, il te déflore.
Donne-toi, mais cri pas trop fort !
Ses sales doigts ont taché ton corps.

Encore, il te touche, tellement, ta peau est douce.


03. A La Droite De Dieu

Salope sourit, trahit, détruit, sale pute.
Juste un morceau de ton cul, salope, j'en veux juste un pour pouvoir le brandir, l'asseoir, le voir pourrir à la droite de dieu et le savoir mourir...

Une partie de ta luxure.

Copule, c'est sûr ta pute simule, s'assume.
Place-toi dans la cabine, la boite à confessions.
Dis-lui que tu signes et dévoile ta passion.
Montre-lui tes ruines et baisse ta culotte.

Salope !

Idéaliste, opportuniste, anorexique et boulimique, je me nourris de ta peur pour pouvoir la vomir.
Mon cur se vide rongé de mauvais bonheur.
Je vis à l'intérieur de la vermine sous la poudre et l'artifice que tu ne peux dissoudre.

Salope !

Je mens, je mens tellement.
Comprends, comprends-moi.

Je mens tellement.
Comprends-moi.

Je suis ma création.
Je suis mon ambition.
Je suis ma création.
Juste ta fiction !

Comment, comment pourrais-tu savoir ?
Comment, comment pourrais-tu m'avoir ?
Comment, comment es-tu sure de moi ?
Comment, comment pourrais-tu me croire?

Comment, comment... ?

Croire!


04. Le Mâle

Naître et paraître sont donc les mots clefs de l'homme.
Calculer, chérir l'image que l'on lui donne.
Faire naître et mourir.

Paraître et souffrir.
N'émettre un soupir.
Aux lois obéir.
Son sexe chérir.
La femme assouvir au moindre plaisir du mâle empire.

Non !
L'homme ne sera pas plus homme !

Faire paître et vomir.
Né maître et sourire.
Par être souffrir.
Aux lois d'obéir.
Ton sexe chérir.
La femme applaudir, ne plus l'amoindrir.
Du mâle transpire.

Non !
L'homme ne sera plus inhumain !

L'homme ne sera pas plus homme.
L'humain restera sombre et malsain.
Demain.


05. Des Hommes Bons

Rage!

C'est une rancur exacerbée, une intime colère, qui me pousse à cracher ses mots à terre.
Naïve, j'ai longtemps cru que la violence ne servait que la violence.
Mais force est de constater, encore, que la loi du plus fort est toujours d'actualité.
Tout est prétexte à frapper, écraser, humilier, celui qui n'a rien demandé.

Sang pour sang pur-sang blessant, l'il pris par le sang...

L'il injecté de sang !

Mon esprit pour toujours marqué, de mon visage masqué du sang qu'un gars maqué a libéré, tiqué d'un soit disant manque de respect !
Ainsi faut-il penser face à cet homme dont la vie est célébrée !

L'il injecté de sang !

Sang pour sang pur-sang blessant, l'il pris par le sang...

L'il injecté de sang !

Homme mystifié, acte non justifié.

Quoi que l'on fasse la haine emporte toujours l'homme !
Quoi que l'on dise la haine emporte toujours l'âme !

L'homme...
L'âme...


06. Autopsie

Assez.

Masquée la conscience est.
Par autrui toujours trompé.
Toi qui m' as menti, trahi.
Écoute ces mots et subis.

Encore une nouvelle autopsie de notre société que tout le monde s' accorde à haïr, à critiquer.
Il est bien beau de parler mais avant il faudrait agir, essayer au moins de construire plutôt que démolir.

De nos jour le rebelle est dans la norme, avoir l' air d' un fou, être violent est à la mode, fils du métal ou enfant des cités, ce qui compte ce n' est pas ce que l' on paraît mais ce que l' on est.

Assez.

La vie n' est qu'un immense théâtre, ou tout le monde joue un rôle, et bien souvent en coulisses, une déception amère l'emporte.
Tellement de parure pour si peu de grandeur d' âme à en croire certains une étincelle est une flamme.
Se cacher dans une attitude qui tombera un jour ou l'autre.
Se mentir à soi même c' est avant tout mentir aux autres.
Avoir le courage de regarder dans le miroir son vrai visage et accepter de le voir.

Assez.


07. Dévore

Dors, je veille sur toi.
Déclenche ce sommeil réparateur et ouvre ton cur.
Laisse moi entrer dans tes rêves et songe au bonheur d'être l'acteur de tes fantasmes.
Aucun marasme, mais un spasme des muscles érecteurs, je suis le moteur.
Encore, un effort, je veux que tu sois au plus profond de moi.
En moi, c'est ça.
Laisse toi aller et venir.
Respire, construis un empire, pour ton vampire, et ne pense pas à notre devenir.
Demain c'est loin.

Mord !

Mord, oui, mord, et dévore pléthore de vices et glisse ta faim en prémices de tes mains.
Moribond !
Sale con !
Vas-tu renaître, cicatriser ? pénètre.
Ma fleur du mal se sent mâle.

Mort !

Et vide de vie, de toute envie.
Je revis car je suis au creux de tes bras.
Putrides sont tes pensées, tétaniques sont tes actes.
Frissons factices.
Je m'enlise dans le malsain.

Dévore...
Mort...
Mord,...